Tom Chemally [Promo 2021] présente Diivii, une solution de co-abonnement sécurisée.

Published on November 18, 2022

Depuis septembre, Diivii, start-up cofondée par Tom Chemally, ingénieur diplômé promo 2021, reçoit un bel écho dans la presse et se développe rapidement... Et pour cause ! En temps d'inflation, Diivii apporte une vraie solution pour soulager les portefeuilles : le copartage d'abonnement. La start-up n'en finit pas de gagner des abonnés.  Nous sommes allés à la rencontre de Tom pour en savoir plus sur Diivii. 
 

Bonjour Tom, pourrais-tu présenter Diivii et ton rôle au sein de la start-up ?

" L’accès à la culture et au divertissement passe de plus en plus par des coûts récurrents et l’idée de Diivii est simple : partager facilement les frais de ses abonnements en mettant en relation les propriétaires d’abonnements avec des co-abonnés. 

Le partage de ces frais récurrents représente en moyenne 340€ d’économie par an pour les utilisateurs de diivii. SVOD, musique, presse, jeux vidéo etc.. Il y a plus de 130 plateformes éligibles au co-abonnement sur Diivii.

Au début, j'ai endossé le rôle de CTO, aujourd’hui j’en suis le COO ; Je me charge des sujets opérationnels et financiers tout en multipliant nos partenariats stratégiques."


Comment est né ce projet ?

"Diivii est né lors du premier confinement. J’étais confiné avec Anthony, mon frère et, pour nous divertir, on avait souscrit à de nombreux abonnements : Disney+, Amazon Prime, Netflix ou encore Spotify… On prenait à chaque fois des formules familiales.

Un jour, entre deux séries Netflix, je lui raconte ma première expérience de co-voiturage et, en discutant, on se rend compte que l’économie collaborative est présente partout dans nos vies : co-voiturage, co-working, co-location… C’est une habitude de partager des biens physiques. 

Par contre, pour les biens virtuels, il n’y a pas d’équivalent au co-voiturage. Au fur et à mesure de la conversation on se rend compte qu’il manque l’équivalent de Blablacar pour les abonnements. C’est à ce moment que naît Diivii : de la même façon que l’on peut partager le coût d’un trajet en voiture, avec Diivii on peut partager le coût d’un abonnement entre co-abonnés."


Quel(s) frein(s) as-tu rencontré à l'époque ?

"À partir de cette conversation, tout s’accélère - on veut se lancer mais avant de quitter la sécurité d’un emploi pour l'entreprenariat, on décide de lister tous les freins.

Le principal d’entre eux est la façon de sécuriser l’expérience utilisateur; Si vous possédez un abonnement Netflix et le partagez avec moi, comment peut-on s’assurer que vous n’allez pas juste “partir avec l'argent” sans réellement partager ledit abonnement ?

La façon la plus sécurisée de procéder consiste à prélever le co-abonné au premier jour, séquestrer l’argent pendant 30 jours puis, à la fin de ce délai, reverser l’argent au propriétaire du co-abonnement si tout s’est bien passé. C’est simple et efficace.

Ça, c’est l’idée. Dans la pratique c’est plus compliqué. On découvre assez rapidement que si on veut séquestrer de l’argent avec une institution bancaire, ces dernières demandent souvent un CA minimum compris entre 1M€ et 2M€. 

C’est un peu le serpent qui se mord la queue : si on veut se lancer, il nous est nécessaire de séquestrer les sommes et, pour pouvoir séquestrer les sommes, il faut que l’on soit déjà lancé avec un CA important…

C’est là que l’on découvre que l’on peut obtenir notre propre agrément auprès de l’ACPR (Banque de France) ou agir dans le cadre d’un agrément. On choisit cette option et quelques mois plus tard on obtient les autorisations nécessaires. Tout s’accélère et aujourd’hui, quelques semaines plus tard, diivii suit une croissance exponentielle."


Comment le réseau Efrei a-t-il soutenu ton projet ?

"On a eu la chance d’être accompagnés depuis le début par l’incubateur avec Muriel, Jean-François, Timothée ainsi que toutes les autres startups incubées. 

Au fil des mois, on s’est rendu compte que les alumni entrepreneurs sont très nombreux et bienveillants. On a notamment pu les rencontrer et bénéficier de leurs conseils lors des évènements organisés par Efrei Business Angels.

Raphaël, un Efreien également, a même rejoint le projet en cours de route."


Où en est Diivii en ce moment  ? 

"Actuellement, on se concentre sur le développement de l’activité. On est effectivement ouverts à une levée de fonds pour accélérer notre croissance. Pour l’instant on a la chance de discuter régulièrement avec des investisseurs.

Bien évidemment, c’est un plaisir d’échanger avec les alumni pour avoir leurs conseils et soutien."


Et maintenant, quelle est la prochaine étape ?

"On avance sur de nombreuses pistes pour développer notre activité, l’une d’entre elles est l’international. "

On souhaite une belle réussite à toute l'équipe !

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